Oh Dave, qu'a tu fais ?L'annonce de ta mort, évènement si tragique nous peine, toi qui avait passé tant d'épreuves en quête d'un bonheur utopique tu semblais enfin avoir trouvé l'équilibre... La vie trop souvent maltraite ceux qui arrivent à l’âge des grandes décisions, les erreurs et les obstacles y sont légions. A quinze ans tu te distinguais bien plus par ton extrême gentillesse et ta générosité, ce n'est que les années suivantes que dans la pharmacopée tu as cherché une virgule d'espérance et la ou tu attendais de la force tu n'a trouvé que faiblesse et désillusion. La voila donc la source de tant de maux, la ou d'autres sont autant d'esprits vides tant et si bien que rien ne peut davantage les vider ; la vue d'un être naturellement bon et délicat suscite bien des convoitises, dans ton cas il semble que tu ai été contraint de troquer ta joie de vivre, ta conscience et ton intelligence contre l'appartenance à un groupe d'esprits vides. Tu laisses le souvenir d'un jeune très attachant que rien, pas même la chimie n'à pu corrompre, car la vérité au fond de toi tu avais fini par la découvrir. Ainsi à tout juste dix-huit ans tu optes pour un départ en silence et de ta main tu mets fin à ton existence.
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Je ne vois plus rien, Je suis un berceau Paul VERLAINE (1844-1896) |